Partager l'article ! Baucher enfin compris: J’ai eu une crise de réflexion quelque peu difficile quand au placer des chevaux.: la raison de mon silence sur le blog ...
J’ai eu une crise de réflexion quelque peu difficile quand au placer des chevaux.: la raison de mon silence sur le blog avec le
froid de l'hiver et des nuits plus longues. Je vous rassure, ça m'arrive souvent et m'arrivera encore, quand une question capitale me préoccupe avec les chevaux, j'en suis absorbée
jusqu'à ce que j'en trouve la voie...c'est ce qu'on appelle l'intérêt de la passion, il me semble ! Dans ce cas, je suis toujours passionnée !
Donc la cause de ses réflexions est que j'ai vue que MJO montait mes chevaux avec la nuque légèrement plus haute qu'à l'accoutumée, je me suis donc penchée sur ce qui devaient être ses réflexions
du moment. J'ai donc travaillé le relevé d'encolure, les flexions de la nuque et le la mâchoires ainsi que revu le placé de mes mains de celles de mes élèves par la même occasion ainsi que leur
usage. Résultat, des mains plus fixes qui donnent vers le bas et des demi-arrêts peaufinés en prenant le contact légèrement vers le haut sans toutefois monter les mains. Les chevaux s'en trouvent
encore allégés et les mouvements ont plus de naturel et de brillant. Je me suis appliqué dans les flexions de Sabio et les arrêts, arrêts reculer et fréquents retours au pas du trot et du galop.
Le cheval brille de mille feu et me laisse voir des choses que je n'imaginais même pas...une élégance dans l'exécution, un piaffé régulier et puissant à me faire-presque- crier de joie ! Et un
passage toujours plus aisé...
Je suis infiniment fière de lui !
J'ai aussi appliqué ce travail à chaque cheval en adaptant légèrement.
Violino a commencé à travailler plus sérieusement au galop, en essayant quelques changements de pieds, beaucoup de galop à faux (que je pratique déjà depuis quelque temps avec lui et quelques
appuyers). J'ai aussi fait plus de mobilisation sur place (légèrement en avant, en activant bien l'arrière-main). C'est encore très délicat mais ça lui donne du dos et lui relève l'avant-main
puisqu'il a la même tendance qu'Unico en étant bien plus avancé que lui dans le travail. Curieusement, cette tendance, réglée par le travail et le temps, leur viendrait de la jument Gata, soit la
mère d'Ortega qui est aussi celle d'Unico... Ils ont aussi un côté "farouche" en commun.
Xelim, le fils de Num commence à prendre de la masse, il travaille beaucoup en deux pistes et est aussi plus fluide dans l'éxecution. Nous avons pu remarquer que l'obsession du cavalier à
vouloir absolument baisser la tête du cheval risque de le voir sur les épaules et que la dernière chose qu'a dit Baucher avant de mourir, serait: "toujours ça (en montant la main), jamais ça, (en
tirant la main à lui)". Sans pour autant monter les mains, le contact peut-être dirigé vers le haut-ou plus vers la diagonale (direction poitrine). Le résultat: un cheval qui se tient et la
décontraction vient aussitôt avec des doigts qui cèdent puis une légère descente de main.
En agissant ainsi, la force que le cheval peut employer vers le bas est dissoute tandis qu'en tirant vers soit, le cheval se jette sur son mors. Je pense donc que la néfaste obsession du placer
jette le cheval sur la main et nous conduit à une perpétuelle lutte (parfois une douce lutte mais une lutte quand même) tandis qu'une main fixe avec un contact incitant le cheval à se tenir puis
à se décontracter nous apporte un cheval léger dès le plus jeune âge.
Je reviendrais plus tard à l'utilité de l'effet d'ensemble dans cette recherche.
Violino
A bientôt, Claire
Je te relis avec beaucoup de plaisir et d'intérêt, c'est ma grosse préoccupation du moment et je comprends beaucoup mieux ce que tu expliques ici... durant nos dernières séances de travail, à Raja et moi, j'ai ressenti des sensations rejoignant celles que tu décris... je ne fais encore qu'effleurer le but rechercher, j'en suis aux balbutiements mais je crois être sur la bonne voix... enfin il me tarde d'avoir ton avis ;o)
Bisous tout plein